Gestion de l'eau au Bénin

(©IRD- Marianne Donnat)

Voici quelques témoignages sur le parcours professionnel d’anciens étudiants du Master en Développement de l’Université de Bordeaux.

Sophie Lambert, Employée à la FAO (Rome)

Suite à l’obtention du M2 en Développement à Bordeaux et à 6 mois d’intenses recherches d’emplois, j’ai été acceptée pour un stage auprès du Centre International de Formation du BIT à Turin. Après ce stage, j’ai été embauchée comme consultante et me suis spécialisée de plus en plus sur les questions d’égalité de genre dans le monde du travail et dans le développement. Je me suis occupée de formations pour des collègues de l’ONU, des organisations syndicales, ministères du travail, organisations d’employeurs et autres parties prenantes. J’ai également été collaboratrice pour un projet conjoint de ITC-ILO, UN Women et la Commission Européenne, pour lequel j’ai développé du matériel ciblé vers les professionnels du développement sur l’intégration d’une perspective de genre dans les différentes modalités d’aide existantes. Après 2 ans, j’ai été sélectionnée pour effectuer une mission de 4 mois pour la FAO à Rome afin de réaliser une évaluation de genre pour le Département de nutrition. Après ce contrat, la FAO m’a recontactée pour m’embaucher à plus long-terme. Je travaille donc maintenant pour la FAO, toujours sur l’égalité de genre, spécifiquement dans les chaînes de valeur agro-alimentaires (produits laitiers, racines et tubercules, etc.). Une partie de mon temps est également dédié à la formation interne de collègues sur les problématiques de genre afin de garantir l’application de la politique interne sur l’égalité de genre. 

Robin Marchal, Économiste-statisticien au sein des IEDOM

Suite à l’obtention du master en développement à Bordeaux, j’ai effectué une phase de recherche d’emploi active pendant trois mois environ. À la fin de cette période, j’ai décroché un poste de chargé d’études en tant que Volontaire du Service Civique (VSC) à l’Agence Française de Développement pour le compte de l’Institut d’Émission des Départements d’Outre-mer (IEDOM) à l’agence de Saint-Pierre-et-Miquelon. Après un an sous le statut de VSC, j’ai signé au sein de la même Institution et toujours à Saint-Pierre-et-Miquelon un CDI en qualité de Responsable-études. Je vais maintenant (à partir de début mars 2016) rejoindre la division de l’Observatoire des études économiques au siège des Instituts à Paris en tant qu’économiste statisticien. Mes missions sont très diversifiées : (i) réalisation des études économiques, structurelles ou conjoncturelles des géographies ultra-marines à des fins de publications grand public ou pour le compte de publics plus restreints (Conseils de surveillance, Ministère des Outre-mer, Direction Générale du Trésor, etc.) ; (ii) analyses statistiques et économétriques (calcul d’un Indice du Climat des Affaires (ICA) grâce aux données récoltées par  une enquête de conjoncture réalisée trimestriellement sur l’ensemble des DCOM) ; (iii) travaux de désaisonnalisation ; (iv) référent des Services Études des neuf agences des Instituts d’émission dans les collectivités d’outre-mer (suivi conjoncturel, aide méthodologique, supervision des études effectuées par les Services Études ou dans le cadre de partenariats) ; (v) création et gestion d’une base de données économiques sur les DCOM ; (vi) participation aux travaux du projet CEROM (comptes économiques rapides de l’outre-mer) en liaison avec l’AFD et l’INSEE ; (vii) réalisation de missions sur le terrain.

Céline Bonnefond, Enseignant-chercheur à l’Université Grenoble Alpes

Après l’obtention de mon Master 2 Recherche en Développement à l’Université de Bordeaux, j’ai choisi de me tourner vers mon premier projet professionnel : l’enseignement. J’ai donc préparé le concours du CAPES de Sciences Économiques et Sociales, que j’ai obtenu en 2009. Cependant, la pratique de la recherche, à laquelle j’avais été initiée durant mon Master, me manquait. J’ai donc décidé de poursuivre des études doctorales et de rédiger une thèse intitulée « L’analyse des inégalités sociales et spatiales au cours du processus d’émergence de la Chine ». Durant ces quatre années de thèse menées au GREThA à l’Université de Bordeaux, j’ai été amenée à participer à différents séminaires et conférences, ainsi qu’à publier des articles de recherche. J’ai également eu l’opportunité de mettre en pratique ma formation au métier de l’enseignement puisque j’ai été chargée de différents Travaux Dirigés. Après ma soutenance en décembre 2013, j’ai obtenu un poste d’Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, où l’on m’a confié différents cours à dispenser. Finalement, j’ai été recrutée comme Maître de Conférences à l’Université Grenoble Alpes en septembre 2015. J’enseigne l’économie dans le département Gestion des Entreprises et des Administrations de l’IUT de Valence. Mes recherches sont menées au sein du Centre de Recherche en Économie de Grenoble, et visent à approfondir la caractérisation du processus d’émergence de la Chine d’un point de vue interne : impact des inégalités provinciales sur la qualité de l’environnement, influence du secteur bancaire et financier sur les inégalités de développement, etc.

Nahuel Dumesnil, Responsable de suivi de programmes, Comparte (Barcelone)

Suite de ma validation du Master Développement à Bordeaux, j’ai enchainé divers volontariats, à l’Asti à Bordeaux, à Azyl-Lisa en République Tchèque puis à Comparte à Barcelone. J’ai depuis été engagé à Comparte comme responsable de suivi de programmes, poste que j’occupe depuis maintenant un peu plus d’un an. Mon travail consiste à suivre le travail des 7 associations d’Amérique latine que nous appuyons. Je fais des analyses de budgets, des visites sur le terrain ainsi que des évaluations d’impact auprès de nos bénéficiaires.

Laurent Mehdi Brito, Employé à la Banque Africaine de Développement (BAD)

Suite à l’obtention de mon diplôme de Master 2 en Économie du Développement, j’ai été recruté par la Banque Africaine de Développement (BAD) pour des missions en Afrique du Sud et en Angola (et couvrant plusieurs autres pays d’Afrique Australe). Mon domaine d’expertise est la passation des marchés, à savoir s’assurer de la transparence des marchés publics, qui est un élément essentiel dans le processus de développement car l’objectif est de garantir que les fonds destinés au développement sont utilisés aux fins pour lesquelles ces fonds ont été octroyés (et éviter donc, autant que possible, la corruption et la fraude).